Une question ?

FAQ Piège à Larves AquaLab

Publié le 20/06/2012

Q

Une question concernant le piège à larves AquaLab:
Actuellement il est plein de larves, mais je remarque que certaines sont dans la partie intérieure (dans la partie de l'eau au dessus des petits cônes), et je suppose que ceux ci sont pièges;mais aussi dans la partie extérieure (l'eau a cote du morceau de bois) : est ce normal qu'il s'en trouve ici aussi ?car ceux ci ne sont pas pièges bien entendu...
Enfin, je ne comprends pas bien : ceux qui sont au dessus des cônes peuvent continuer a passer en dessous, car ils sont passes dans un sens, ils peuvent a priori redescendre par le même chemin, et éclore "dehors" : comment fonctionne donc le piège ??

 

 

 

 

 

R

Globalement, de par nos observations et estimations, et ceci concorde avec celles du développeur et du chercheur de l'université de Miami qui a testé le piège, l'on estime qu'il y a un déchet de l'ordre de 2%, in fine.


Cad que sur la centaine d'oeufs déposés à chaque ponte, 2 moustiques "s'enfuiront".


Suivant le principe biologique général sur lequel repose tout le piège - les larves font des "va et vient" descentes pour se nourrir, montée pour respirer - sur les 98 oeufs puis larves restants, une partie passeront (lorsqu'elles sont petites) dans le second compartiment et celles-ci ne redescendront plus jamais, non seulement parce que statistiquement les accès sont peu accessibles, mais surtout parce que grossissant, dès qu'elles s'approchent des orifices, elles rencontrent un obstacle et s'en éloignent immédiatement. Ces larves qui sont dans le compartiment piège ont tout ce qu'il leur faut pour se développer jusqu'à éclosion: la nourriture et l'oxygène proche de la surface.


Celles qui sont dans le compartiment du bas cherchent en permanence à remonter, mais grossissant, et rencontrant rapidement des obstacles lorsqu'elles s'engagent dans les cônes, peuvent aussi ne plus accéder au second compartiment, et dans ce cas, une grande partie meurt, du fait d'une carence en oxygène, ce qui explique la masse de "bouillie" que l'on retrouve après quelques mois dans le fond du seau.


Enfin, certaines de celles-ci arrivent quand même à retrouver le chemin initial vers la partie supérieure du cône central, mais dans ces "va et vient", elles redescendront, etc


Sachant que l'on est en permanence en présence de nouvelles générations de larves - le cycle est d'environ 8 jours en été -, l'ensemble du mouvement décrit ci-dessus est en permanence renouvelé. 


Un élément est observable: l'on ne voit jamais de "pupes / nymphes" (dernière phase avant l'éclosion, elles sont comme "collées" contre la surface de l'eau) dans cette partie du cône supérieur.


Statistiquement, partant du postulat que tous ces oeufs auraient été déposés ailleurs s'il n'y avait eu ce piège, en particulier en ce qui concerne le Tigre qui n'a besoin que de micro ressources en eau, le bénéfice pour la réduction de la colonie est de quasi 100% (98% ?).


Si l'on voulait - avec humour - augmenter cette probabilité, il suffirait d'aller régulièrement (quelle périodicité ?) "touiller' la surface de l'eau dans le cône supérieur : les quelques  larves qui s'y trouvent plongent immédiatement et une partie de celles-ci ne trouveront plus jamais le chemin du retour ...?

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